Magnifique réussite sans perdre la boussole !
Championnat suisse de course d’orientation moyenne distance
Samedi 12 et dimanche 13 septembre, l’ANCO (Association neuchâteloise de course d’orientation) a récolté des lauriers mérités pour son organisation. Durant 2 ans, un comité de 5 personnes a œuvré pour réaliser ces deux journées parfaites.
Du centre de course installé au lieu-dit « les Jeannets », à La Côte-aux-Fées, au départ des courses du samedi situé en bordure de la forêt du Grand-Bois jusqu’à l’arrivée aux Places, tout a été minutieusement pensé. Le dimanche, les courses relais (trois personnes) se sont déroulées en dessous du centre de course. Les jeunes locaux ont bien tiré leur épingle du jeu.
Qu’est-ce qu’une course d’orientation de ce niveau et quels équipements faut-il acheter pour y participer ?
Évidemment, il s’agit de courir le plus vite possible pour trouver des balises par monts et par vaux. Pour mettre toutes les chances de son côté, il convient d’être parfaitement équipé. De bas en haut, une paire de chaussures légères dont la semelle est recouverte de petits crampons parfois surmontés de mini pointes métalliques sur l’extérieur. Ces pics évitent de glisser en posant le pied sur un tronc ou autre élément glissant. Des leggins ou des guêtres pour protéger les jambes, les ronces ne faisant guère de cadeau ! Sur un avant-bras on enfile un porte-définition transparent où se trouvent les indications indispensables pour trouver les balises. Un doigt électronique, permettant de s’identifier à chaque pointage, enveloppe logiquement un index. L’autre accueillera une boussole parfois surmontée d’une loupe pivotante. La plupart des participants portent fièrement un maillot aux couleurs de leur association.
Les meilleurs coureurs ont développé leurs sens pour augmenter leur capacité d’analyse, de vision, d’équilibre et, surtout, de gestion de leurs efforts physiques. C’est uniquement au moment où le chronomètre émet le premier des cinq bips que les participants peuvent se baisser pour être à portée de LA carte. Au signal sonore, ils la saisissent et se mettent à courir tout en prenant connaissance de la topographie. Au moment de leur inscription, ils connaissent la longueur du parcours, son dénivelé positif et le nombre de postes. La création des diverses cartes, une par catégorie, a demandé pas moins de 600 heures de travail entre les repérages, les essais, les modifications et la validation par Sandra Lauenstein, experte en la matière.
Les couleurs utilisées sont universelles et demandent un apprentissage pour, à nouveau, ne pas perdre de temps ou commettre l’irréparable en traversant une zone interdite. Afin de minimiser l’impact sur la faune, des espaces sont réservés pour que les hôtes de ces bois puissent trouver un répit bienvenu. D’autres endroits sont proscrits lorsqu’un propriétaire n’a pas souhaité, ou n’a pas pu (cultures) mettre son terrain à disposition.
Voilà un coureur disparu dans la forêt, un œil rivé sur la carte et l’autre sur le terrain. Le premier coup d’œil permet de se situer en repérant le triangle qui définit le départ puis les ronds qui, eux, signalent les diverses zones de postes. Les plus aguerris sauront, à tout moment, s’il leur reste beaucoup de montée ou si une augmentation du rythme est possible.
Une fois sur zone, il suffit alors de jeter un coup d’œil au porte-définition pour y lire les indications. Un triangle noir représente un gros rocher, une petite métrée la distance avec la balise et un point autour d’un cercle définit l’orientation. Exemple : à 1,20 m au sud du rocher ! Il suffit de passer le doigt électronique tout près du détecteur et de se lancer à la recherche de la prochaine cible. Le déchiffrement des couleurs permet d’éviter des obstacles naturels tels que ronces, ravins ou tout autre obstacle.
Une fois l’arrivée franchie, chaque coureur reçoit le relevé détaillé de sa course, poste par poste.
Quelle magnifique course très technique arpentée sur des sols variés. « J’ai éprouvé beaucoup de plaisir ». C’est ainsi que Petra, qui participe annuellement à plus de 60 courses, s’est confiée.
Le dimanche, les parcours étaient plus courts et moins exigeants. 1200 personnes les ont empruntés pour une course relais en duo.
Merci Petra et bonne fin de saison !
Jean-Marc Montandon
Samedi 12 septembre
H14, 3.4 km : 50. Diego Velasco Mulard, Couvet 1 h 00 – 52. Eliott Hirschy, Couvet, 1 h 02. H16, 4.2 km : 53. Matthieu Hirschy, Couvet, 1 h 09. HAK, 2.7 km : 34. David Velasco, Couvet, 58’43. H45, 4.1 km : 52. Jean-Marc Hirschy, Couvet, 1 h 26. H50, 4.2 km : 33. David Hamel, Môtiers, 58’09. DE, 4.6 km : 17. Justine Hamel, Môtiers, 37’50. DB, 2.4 km : 13. Claire Marie Mulard, Couvet, 1 h 13. D45, 3.8 km : 17. Sophie Hamel, Môtiers, 53’34. OK, 2.3 km : 10. Elise Hirschy, Couvet, 1 h 18.
Dimanche 13 septembre
H14 : 10. Anco 2 (Loïc Bron, Eliott Hirschy, Diego Velasco Mulard), 1 h 42. DE : 11. Anco (Inès Berger, Justine et Sophie Hamel), 2 h 05













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