Fête du 24 février
Aux Bayards, Val-de-Travers a célébré sa fusion et l’engagement social
Mardi, la date historique du 24 février, marquant le vote de la fusion des neuf communes de Val-de-Travers, a été célébrée au temple des Bayards. Le nombreux public a notamment salué vivement la citoyenne d’honneur 2026 de la commune, Marie-France Oberbeck.
C’est avec quelques mots en patois neuchâtelois, dans son préambule, que Sandy Grandjean, président du comité d’organisation, a souhaité la bienvenue au nombreux public venu au temple des Bayards pour la Fête du 24 février, mardi. « Ce sont les citoyennes et citoyens que nous fêtons aujourd’hui », a-t-il déclaré, en rappelant les années « de tractations, de doutes et de discussions » ayant précédé la fusion des neuf communes. Lui-même scrutateur à Fleurier lors de ce dimanche historique de février 2008, Sandy Grandjean a relevé que le « oui » sorti des urnes, « avec un score digne de Poutine à des élections », n’était pas pour oublier le passé, mais pour « construire l’avenir ».
Devant un riche parterre d’invités, le conseiller d’État Frédéric Mairy, des membres ou anciens membres du Conseil communal et du Conseil général de Val-de-Travers, les représentants des communes amies de
La Côte-aux-Fées et des Verrières, ainsi que les élus de la commune invitée d’honneur de cette année, Val-de-Ruz, « référence incontestable dans le domaine de la fusion » selon lui, Sandy Grandjean a transmis la parole à la présidente du Conseil des élèves du cercle scolaire, Lilirose Eckert. Cette dernière a témoigné d’un léger sentiment d’imposture, puisque résidant aux Verrières, mais insisté sur les liens étroits entre les trois communes du Vallon et sur la richesse de la région et sa fierté d’y vivre.
L’impact que l’on a sur la vie des autres
Moment central de la partie officielle de cette fête, la présentation de la citoyenne d’honneur 2026 : Marie-France Oberbeck. « Il est des parcours qui racontent une carrière. Celui de Marie-France Oberbeck raconte un engagement », a débuté Benoît Simon-Vermot. Le président du Conseil communal de Val-de-Travers a retracé celui de la lauréate, de ses débuts dans le journalisme et les médias, son orientation vers le travail et l’accompagnement social, à son implication immense dans le tissu socio-associatif régional et cantonal, notamment avec son activité d’écrivaine publique ou la création d’Atelier Fil en 2015, entreprise sociale accueillant les personnes fragilisées par la vie.
« Une carrière ne se mesure pas uniquement en titres et fonctions. Elle se mesure à l’impact que l’on a sur la vie des autres », a conclu Benoît Simon-Vermot, saluant une diversité et une cohérence d’engagements au service des plus faibles. « Heureuse et fière », la citoyenne d’honneur reconnaissant avoir ressenti sa nomination comme un « hommage posthume », celui-ci concluant des décennies d’engagement au Val-de-Travers. Son discours fut empreint d’une grande empathie pour tous, notamment les plus fragiles et surtout les femmes. « Cet instant restera dans mon cœur au passé et au futur », a noté Marie-France Oberbeck, en référence aux souvenirs liés à son grand-père et à ceux à naître avec son petit-fils.
Après une salve d’applaudissements et un morceau de bossa nova, la nouvelle citoyenne d’honneur a eu son empreinte de main moulée dans le plâtre, comme le veut la tradition, par Antonio Gonzalez, désormais responsable de l’emplâtrage. La cérémonie s’est conclue avec la levée des bans de l’absinthe communale, dont l’étiquette a été réalisée par l’artiste et graphiste Mathilde Vaucher, enfant de Môtiers. Une création troublante, selon le président du Conseil communal et « qui questionne autant qu’elle séduit ».
À l’instar, chaque année, de la fête du 24 février.
Gabriel Risold







