Carnavallon
Coup de griffe, embuscade et nouveau roi de la jungle
La jungle présente d’innombrables dangers, à commencer par une nature hostile et une faune dangereuse. En choisissant ce thème pour son édition 2026, le Carnavallon aurait donc pu s’aventurer en terrain miné. Mais il n’en a rien été de ce côté-là. Le beau temps a régné en maître durant le week-end et la faune locale était davantage bienveillante et festive que dangereuse. Seule victime à déplorer : le Comptoir du Val-de-Travers qui a reçu un léger coup de griffe lors de la mise à feu du bonhomme hiver. Récit !
La plongée dans la jungle a débuté le vendredi soir déjà. La Mystic Vallon’s et les Britchons ont lancé les hostilités, main dans la main ou trompette dans trompette, pour plusieurs morceaux dynamiques dans une ambiance 100% Vallon. La remise des clefs de la commune devait leur succéder à 21 h 31 mais… aucune nouvelle du président de commune Benoît Simon-Vermot. Inquiétude dans la patinoire de Fleurier : que lui était-il arrivé ? Avait-il été surpris par une morsure de caïman, une attaque d’un jaguar ou un « bisou » d’un serpent venimeux ?
Une embuscade tendue à Benoît Simon-Vermot ?
Pire que ça : l’homme est tombé dans une embuscade tendue par les jeunes majeurs vallonniers avec qui il a pris l’apéro lors d’un moment officiel. « Après ça, ils sont venus manger la fondue tous ensemble dans la salle de Belle-Roche et ils avaient un peu de retard », nous rassurait définitivement le vice-président (et futur président) du Carnavallon Vincent Huguenin. Je lui demande si l’apéro n’aurait pas été un peu prolongé ? Il sourit en forme de réponse. L’un des autres risques de la jungle étant la déshydratation, on ne peut que saluer cet acte de prudence des jeunes majeurs et du président de commune…
Sarah Pham dépose son chapeau de présidente
Pendant que le caquelon finissait de se vider, la première douche de confettis était balancée sur les premiers fêtards du week-end. Olé ! Il est finalement 22 h 15 lorsque Benoît Simon-Vermot sort la tête des lianes pour la partie officielle. Une partie officielle marquée par une annonce émouvante et fracassante : la reine de la jungle Sarah Pham laissera sa place l’année prochaine après 3 ans de mandat : « C’est avec beaucoup de fierté mais aussi beaucoup d’émotion que j’ai pris cette décision. Mais avant de rendre mon chapeau et ma boussole, je tiens à remercier chaque membre de mon équipe », s’est-elle exprimée. « On dit que le lion est roi mais, ici, le roi, c’est le collectif ! »
Vincent Huguenin : nouveau roi de la jungle
Oui mais il faudra bien trouver un nouveau roi de la jungle quand même, non ? Bien sûr et ce nouveau roi ne sera autre que l’actuel vice-président Vincent Huguenin. « Je sais le travail que cela représente. Si la patinoire s’est transformée en jungle en un temps record cette année, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat de sueur, de travail, d’éclats de rire et de litres de café », a réagi le principal intéressé. Le « survivant » Benoît Simon-Vermot a, quant à lui, finalement remis la clef aux organisateurs en leur adressant quelques mots qui ont fait rire toute l’assemblée : « Ne cassez pas la patinoire, ce n’est plus la nôtre, à la commune. »
Le bonhomme hiver se paie le Comptoir !
Les deux cortèges de samedi et dimanche se sont tenus dans une même humeur taquine. En témoigne la « tonne » de confettis que j’ai ressortie de mon t-shirt en rentrant à la rédaction. Dans le cortège dominical, on a notamment retrouvé « l’aventurier » Simon-Vermot, en famille. Il y a notamment côtoyé des hiboux géants, des monstres, des marsupilamis et un « tarzan » de la Jeunesse du Haut-Vallon, suspendu à un hamac attaché au « grappin » d’un… tracteur ! Une idée 100% validée par les rires des spectateurs. Après 2 tours dans le village, il ne restait plus qu’à mettre le feu au bonhomme hiver sur la place de Longereuse. Le fameux bonhomme symbolisait le Comptoir et ses déboires. « Il est où le pognon ? » et « Maman, j’ai raté le comptoir » étaient notamment écrits sur ses faces. Ce n’est pas une maladie tropicale mais bien le feu qui a réduit en cendres le malheureux. « Les carottes sont cuites », a-t-on pu entendre dans la foule. En référence aux 4 « nez carottes » du bonhomme hiver et non pas au Comptoir bien entendu…
Kevin Vaucher






















































Dans la chambre d’une ado, les élèves suivent, en compagnie d’une des intervenantes, le déroulement d’une conversation, message par message, entre elle et un garçon. Débutée sur le ton du flirt, celle-ci va progressivement dévier vers le harcèlement. 

