Brocante du Val-de-Travers
Une belle note de 58 sur 60 pour Stéphane Licodia
La brocante du Val-de-Travers est entrée dans une nouvelle ère le week-end dernier. Stéphane Licodia a pris les commandes de l’événement vallonnier aux mains de ses amis Gilles et Marceline Huguenin. « Ma maman est une fille Chédel de Môtiers et elle est très fière que je reprenne le flambeau », dévoile-t-il. Le bilan de son « examen d’entrée » est plus que positif avec une affluence rajeunie le samedi et un public toujours aussi familial le dimanche. Du côté des marchands, c’est presque un sans-faute niveau satisfaction puisque 58 d’entre eux ont exprimé leur souhait de rempiler l’an prochain (sur 60).
« Ma principale exigence était claire : proposer de la belle marchandise aux visiteurs », déclare Stéphane Licodia, tout sourire, au terme d’une brocante très réussie. Le mot était-il passé ? En tout cas, le public se pressait déjà devant les portes de la patinoire de Fleurier à 9 heures, soit une demi-heure avant le lever de rideau prévu. « Deux heures plus tard, c’était rempli », savoure-t-il encore. « Surtout, j’ai été très satisfait de voir un public rajeuni parmi nous, aux côtés des connaisseurs habituels qui viennent très vite pour fleurer les bonnes affaires. »
« Un joli succès et un point de repère pour les éditions suivantes »
Le lendemain, c’était plus calme dans les travées – en raison du public plus familial – mais toujours très serré pour circuler. « On a eu de beaux coups de chaud côté cuisine où des menus chauds étaient notamment proposés. C’est sûrement l’un des points cruciaux qui peuvent être améliorés. On veut fluidifier le service l’année prochaine. » Des bénévoles supplémentaires ont été appelés au pied levé pour venir prêter main forte durant la journée dominicale. En fin de compte, Stéphane Licodia tire un coup de chapeau à son équipe et ne regrette nullement son choix de reprendre l’organisation de ce grand événement, lui dont les parents sont des brocanteurs passionnés. « C’est un joli succès et un bon point de repère pour les éditions suivantes », affirmait-il sous forme de belle promesse.
Une lithographie de Salvador Dali à 1850 francs
Au rayon des trouvailles, il y en avait à nouveau pour tous les goûts et toutes les bourses. Parmi les objets qui nous ont fait de l’œil, on peut citer une petite figurine de taxi new-yorkais au prix de 5 francs, des couvertures encadrées de célèbres BD de Tintin (prix à négocier), une jolie cruche moderne et design pour 60 francs, une représentation de plusieurs dizaines de centimètres de la statuette Rolls-Royce « Flying Lady », créée en 1911 par le sculpteur anglais Charles Sykes au prix de 1250 francs ou encore un tableau de… Salvador Dali ! Proposée avec son certificat d’authentification, cette lithographie de 76×55 cm (Léda Atomica, 1965) était vendue 1850 francs. Vous y êtes passés à côté sans même le savoir peut-être. C’est ça qui fait la beauté et la cruauté d’une belle brocante, paraît-il.
Kevin Vaucher
Échos de brocante (échanges entendus dans les travées)
« Moi, ce que j’aime, c’est la négoce monsieur. Tiens, vous en voulez combien pour cette pièce en bois par exemple. Moi, je vous en donne 75. » « Non, c’est 150 francs minimum. » « Eh bien voilà, on ne fera pas affaire ensemble, bonne journée. »
« C’est joli ça, c’est quoi ? » « C’est une décoration réalisée avec un outil d’époque qui n’existe plus aujourd’hui. » « C’est cher ? » « Nonante francs. » « Ah ça va encore. » « Par contre, c’est une décoration qui est uniquement prévue pour un château. » « Ah, ben il va manquer le château alors. Tant pis… »







Dans la chambre d’une ado, les élèves suivent, en compagnie d’une des intervenantes, le déroulement d’une conversation, message par message, entre elle et un garçon. Débutée sur le ton du flirt, celle-ci va progressivement dévier vers le harcèlement. 



