Julia Fatton au bout de l’effort sur la Badwater 135
Lundi 27 juillet à 22 heures, Julia Fatton, de Noiraigue, prenait le départ de la mythique Badwater 135, en Californie, une course de 217 km entre Badwater Basin, à 86 m sous le niveau de la mer et Whitney Portal, à près de 2600 m d’altitude. Avec environ 4500 m de dénivelé positif et des températures atteignant 45 degrés, l’épreuve compte parmi les ultras les plus exigeants au monde.
Après un départ prudent et maîtrisé jusqu’à Panamint Spring, la chaleur a progressivement mis Julia à rude épreuve. Dans la montée vers le col de Panamint, les contraintes liées aux véhicules accompagnateurs ont rendu les ravitaillements plus difficiles. Victime d’un important coup de chaleur, avec des frissons et une forte fatigue, la coureuse a dû s’arrêter avant de reprendre sa progression.
Une détermination intacte
La descente du col ne lui a pas permis de retrouver son rythme. Le dernier tiers de la course a ainsi été parcouru principalement à pied. Plusieurs pauses ont également été nécessaires durant la deuxième nuit, lorsque la fatigue et le sommeil se sont imposés. Malgré trois chutes sans gravité, dont une torsion à une cheville, Julia a poursuivi son effort.
Accompagnée successivement par trois pacers, dont Martin Briner de Bâle, finisher de la Badwater 2025 et Pablo Vigil, quadruple vainqueur de Sierre-Zinal entre 1979 et 1982, elle a franchi la ligne d’arrivée après 37 h 41, à la 53e place sur 88 finishers et à la 13e place féminine sur 27. Sur les 95 concurrents au départ, seuls sept ont abandonné.
Cette arrivée récompense une préparation rigoureuse et un engagement considérable. La Badwater exige en effet une préparation sportive, logistique et mentale particulièrement importante. Avec seulement 100 places disponibles, décrocher une sélection constitue déjà une belle réussite. Aller au bout malgré des conditions aussi difficiles témoigne d’une détermination remarquable.








© Dominique Schreckling