Conseil général de Val-de-Travers
Sans surprise, Alexandre Iseppi a été élu à l’exécutif
Lundi soir, le libéral-radical Alexandre Iseppi a été élu au Conseil communal de Val-de-Travers. Unique candidat pour succéder à Malo Bortolini, démissionnaire, son élection fut tacite. Lors de cette séance, le Conseil général a osé valider un crédit-cadre de 1’498’000 francs pour le remplacement des chauffages des collèges de Buttes, Saint-Sulpice et Noiraigue.
Il n’y aura pas eu de surprise à la salle Fleurisia lors de la séance du conseil général de Val-de-Travers, lundi soir, pour l’élection complémentaire pour remplacer le conseiller communal Malo Bortolini, démissionnaire à la fin avril. Seul candidat à cette succession, le PLR Alexandre Iseppi a été élu tacitement, non sans avoir provoqué quelques prises de parole des groupes politiques.
En premier lieu, le chef de groupe PLR, Mike Cortese, a rappelé le pedigree professionnel du candidat, ingénieur EPFL et entrepreneur, et une riche expérience politique, d’abord à Môtiers puis à Val-de-Travers. « Il sait ce que signifie prendre des décisions et en assumer les responsabilités », a-t-il relevé. En tant qu’ancien chef de groupe PLR de 2020 à 2024, Alexandre Iseppi a, selon Mike Cortese, appris « l’importance du dialogue et du compromis ». « Il allie capacité de décision et esprit collégial », a encore souligné l’élu PLR.
Sentiment ambigu à gauche
Des qualificatifs et une candidature unique qui n’ont convaincu que moyennement la gauche. Le popiste Philippe Vaucher a dit sa « déception d’un seul candidat », alors que deux personnes étaient intéressées au siège de l’exécutif. « Pas l’esprit de la démocratie », a-t-il estimé. Pour le parti socialiste, Emil Margot a aussi regretté cette situation, tout en réitérant que son parti avait choisi de ne présenter aucun candidat dans un respect des équilibres issus des dernières élections communales. Le chef de groupe PS s’est dit « étonné » de ne voir aucun candidat UDC, vis-à-vis de la « volonté de représentation » à l’exécutif du parti agrarien.
Surtout, le socialiste a expliqué son ambiguïté face au profil d’Alexandre Iseppi. « Une expérience professionnelle indéniable, mais des convictions aux antipodes des nôtres », a-t-il déclaré, en soulignant des « situations conflictuelles » avec le PS par le passé. Le chef de groupe PS a dit espérer que les idées du nouveau conseiller
communal s’adoucissent durant son mandat. « Nous serons attentifs à ce que ses paroles de campagne concordent avec ses actes », a-t-il conclu.
Un PLR « UDC compatible »
Visiblement titillé par la prise de parole socialiste, l’UDC Niels Rosselet-Christ a relevé que « mathématiquement » son parti avait droit à un siège à l’exécutif, mais qu’au vu de « la débâcle des derniers mois », ce n’était pas à lui de venir « remettre de l’ordre ». « L’UDC n’est pas un sparadrap que l’on ressort lorsque l’on s’est maladroitement coupé », a-t-il imagé, en ajoutant que l’UDC n’avait pas « vocation à combler les manques des autres » et « rester sur le banc de touche ».
L’élu agrarien a aussi rappelé qu’il n’y avait aucun triomphalisme dans une élection tacite, tout en notant le profil convaincant d’Alexandre Iseppi, « un PLR de droite avec des valeurs UDC compatibles ». « L’UDC a fait le calcul que la somme des intérêts de la population était supérieure pour soutenir le candidat PLR », a estimé Niels Rosselet-Christ. Le nouveau conseiller communal entrera en fonction officiellement le 1er mai prochain et reprendra le dicastère du personnel, de la jeunesse et de l’enseignement.
Gabriel Risold
Un crédit-cadre pour les chauffages de trois collèges
Autre point notable à l’ordre du jour de la séance de lundi, la demande de crédit-cadre de 1’723’000 francs pour le remplacement des installations de chauffage et l’amélioration énergétique des collèges de Buttes, Saint-Sulpice, Noiraigue et B8 à Fleurier. Comme l’a souligné le chef du dicastère des infrastructures (DI), Yann Klauser, la vétusté des chaufferies de ces bâtiments est manifeste et des travaux s’imposent durant les trois années à venir. Ceux-ci permettront, par ailleurs, de réduire les émissions de CO2 d’environ 170 tonnes par an. Si l’ensemble des groupes ont convenu de l’importance de ces remplacements dans les collèges de Buttes, Saint-Sulpice et Noiraigue, des doutes ont été exprimés sur la nécessité d’inclure le collège B8 dans cette demande, celui-ci pouvant être, à terme, potentiellement relié au CAD de Fleurier. Ainsi, la commission de gestion et des finances proposait un amendement dans ce sens, réduisant la demande de crédit de 225’000 francs. Soumis au vote, ce dernier fut accepté par 26 oui contre 5 non et 9 abstentions. Au vote final, le crédit-cadre amendé de 1’498’000 francs fut accepté par 38 oui contre 1 non et une abstention.





