Parcs éoliens : bonnes et mauvaises métairies !
Avec le retour des fortes chaleurs, un bon moyen de s’en protéger est de se rendre sur les hauteurs, par exemple lors d’une balade sur les crêtes jurassiennes se terminant par un repas dans l’une de nos sympathiques métairies ou auberges de montagne. Quoi de meilleur en effet qu’une bonne fondue sur la terrasse du Soliat, une assiette de rösti sur celle du Chalet des Prés au Mont-de-Buttes ou encore un gâteau à la crème aux Petites Fauconnières ?
Ouvertes généralement en été, ces métairies, à l’instar des restaurants de plaine, annoncent clairement leurs heures d’ouverture et prennent volontiers les demandes de réservation. Le prix de leurs menus est bien indiqué. Elles répondent totalement aux besoins des randonneurs et constituent ainsi un marché équilibré.
Mais, a contrario, existe-t-il de mauvaises métairies ?
Dans la réalité, probablement très peu. Celles auxquelles je pense sont le fruit d’une comparaison un peu tirée par les cheveux dont l’objectif est de susciter la réflexion sur l’implantation de parcs éoliens sur les hauts plateaux du Val-de-Travers. Imaginez un instant que ces unités de production d’électricité soient des métairies ou plus généralement des restaurants ! Ces établissements publics au fonctionnement intermittent ne sont pas du tout fiables. En effet, ils sont ouverts en moyenne 3-4 heures par jour, parfois ils sont fermés plusieurs jours consécutifs. Leurs heures d’ouverture sont totalement aléatoires d’où l’impossibilité d’effectuer une réservation ou de savoir si le restaurant est ouvert même une heure à l’avance !
Dans le monde artificiel de l’éolien, personne ne souhaite être client de ce restaurant. En revanche, certains rêvent d’en être gestionnaires ou propriétaires car, comble du comble, l’énergie éolienne est prioritaire sur le réseau et est largement subventionnée. Ce restaurant rapporte gros mais sans ces aides financières, il n’existerait même pas !
Ce modèle est d’une singularité absolue dans l’histoire du commerce. On vend un produit bien au-dessus du marché (le coût de la fondue du Soliat sera fortement majoré) et le client qui en aurait eu besoin hier et non aujourd’hui serait obligé de l’acheter. Cela constitue une aberration économique et, honnêtement, on est proche d’une gigantesque arnaque financière maquillée en cause écologique !
N’oubliez donc pas de favoriser les bonnes métairies lors de vos randonnées sur les hauteurs du Val-de-Travers !
Alain Stoller, Ipsach

Les trois membres du comité de la SAVdT. De gauche à droite : Florian Stirnemann, Marco Ventrici et Liam Menoud, espèrent transmettre leur passion de l’apiculture à la population, le 13 juin prochain.
© CDC / J.D. Gathany
De gauche à droite : John Amos (Unia comité des retraités), Jean-Michel Erard (Être grands-parents aujourd’hui), Claude-Alain Kleiner (Avivo), Michèle Berger-Wildhaber (anc. conseillère aux États) et Renaud Tripet (Fédération NE des retraités)
Raphaël Pedroli, Lionel Aebischer et Frédéric Erard forment le groupe des Petits Chanteurs à la gueule de bois
Les trois membres du comité de la SAVdT. De gauche à droite : Florian Stirnemann, Marco Ventrici et Liam Menoud, espèrent transmettre leur passion de l’apiculture à la population, le 13 juin prochain.