Apiculture
Une journée découverte pour fêter les 140 ans de la SAVdT
Le 13 juin prochain, la Société d’apiculture du Val-de-Travers convie la population à une journée découverte dans les locaux de la fondation Alfaset à Couvet pour ses 140 ans d’existence. Cet anniversaire sera l’occasion pour les apiculteurs de la région d’expliquer et d’informer le public sur la réalité et les subtilités de leur activité qui tient de la passion.
Par [Gabriel Risold]
C’est un anniversaire presque vénérable. En 1886 était fondée la Société d’apiculture du Val-de-Travers (SAVdT), une des plus anciennes sections de la Fédération cantonale neuchâteloise d’apiculture (FCNA). Pour célébrer ces 140 ans d’existence, les membres de la SAVdT invitent la population du Val-de-Travers et les curieux à une journée conviviale dans et aux alentours des locaux de la fondation Alfaset à Couvet, le 13 juin prochain, afin de découvrir le monde si particulier des abeilles. « L’objectif est un événement sympathique pour aller à la rencontrer des gens et leur expliquer ce qu’est l’apiculture et la vie de notre société locale », avance Liam Menoud, président de la SAVdT.
Apiculteur depuis six ans, ce dernier explique que la SAVdT compte actuellement une cinquantaine de membres, avec une légère augmentation au cours des dernières années. « Et beaucoup sont très actifs », précise-t-il. Son collègue du comité et vice-président, Florian Stirnemann, ajoute que presque tous les apiculteurs du Vallon sont membres de la société régionale. « Et notre société a une belle dynamique avec de nombreuses rencontres et, surtout, quelques jeunes, comme Liam, qui s’investissent », poursuit Marco Ventrici, membre du comité.
L’apiculture : en général une passion à vie
Prédécesseur de Liam Menoud à la présidence de la SAVdT, Marco Ventrici explique que cette journée sera l’occasion de présenter au public la vie et les actions internes à la société, comme les « stamms » réguliers entre membres pour échanger sur leur travail auprès des abeilles. «L’apiculture, en règle générale, c’est une passion à vie, mais lorsque l’on débute il est important d’être accompagné et encadré. Ce que permet notre société », développe-t-il, en notant que l’apiculture « à la grand-papa » n’est plus possible.
Son compère du comité, Florian Stirnemann, confirme. En quinze années d’apiculture, il n’a jamais connu d’année identique, avec sans cesse de nouveaux défis, d’où l’importance de collaborer entre apiculteurs. « Précédemment, l’apiculteur était un peu secret, cachotier, mais aujourd’hui nous partageons nos expériences », précise-t-il. Et, à l’heure actuelle, les défis sont nombreux pour les apiculteurs de la région, entre changements climatiques qui modifient le rythme des saisons, allongent la période d’activité, et avec l’arrivée de parasites et d’espèces invasives, comme le frelon asiatique (lire encadré). « En plus de la réalité de l’apiculture, de sa complexité, nous souhaitons aussi informer le public sur ses aspects problématiques », souligne Liam Menoud.
Le miel, une récompense
Ainsi, la SAVdT se livrera à des explications, sûrement passionnantes, le samedi 13 juin prochain. Décrire le miel « de l’élevage de l’abeille au pot », comme le dit son président, ainsi que le fonctionnement d’une colonie et l’ouverture de ruches, si le temps le permet. « Une colonie saine peut en donner trois autres l’année suivante », précisent les trois apiculteurs. Il s’agira aussi d’informer les visiteurs sur les notions de label et d’origine du « miel », sujet de trop faciles fraudes à nos jours. « Une abeille, dans sa vie, donnera 4g de miel », rappelle Florian Stirnemann. « Donc je dis à mes clients de bien finir le pot ! ».
Des apiculteurs du Vallon pour qui, d’ailleurs, la production de l’élixir miellé n’est qu’une récompense. « Avoir des belles ruches saines, cela est la satisfaction, le miel c’est un peu le cadeau », précise Marco Ventrici. C’est un peu de cette passion apicole que transmettront, entre autres, les membres de la SAVdT à la population, le 13 juin. Car qui sait qu’une ruche peut se renouveler de soi-même, année après année, ou qu’une colonie fonctionne comme un organisme vivant à part entière. « Et pourquoi pas susciter des vocations », espèrent les trois membres du comité, qui attendent toujours plus de relève apicole. Pour que la convivialité de cette journée soit maximale, la SAVdT a prévu pour les visiteurs des grillades pour la mi-journée, ainsi qu’une vente de boissons.
Les apiculteurs appellent à la vigilance
Présent depuis quelques années dans le canton de Neuchâtel, le frelon asiatique constitue une véritable crainte pour les apiculteurs du Val-de-Travers. « En trois ans, nous sommes passés de zéro nid à six, et nous ne parlons que de ceux trouvés », relève Marco Ventrici, en ne parlant que du Vallon. Les membres de la SAVdT souhaitent réitérer un appel à la population à plus d’observation et de vigilance, notamment en cette période de fin de printemps lors de laquelle les nids primaires de l’espèce invasive sont construits. « Il faut regarder sous les avant-toits des bâtiments, dans les nichoirs ou encore les fissures de murets », insiste Liam Menoud. En effet, c’est dans ces endroits que le frelon asiatique affectionne son premier nid avant de migrer vers un nid secondaire plus volumineux et souvent en hauteur, nettement moins aisé à détecter et à détruire. Alors, pour les apiculteurs, ouvrez l’œil !
140 ans de la Société d’apiculture du Val-de-Travers, journée découverte, 13 juin, de 9 h à 16 h, rue du 1er Mars 11, Couvet.


De gauche à droite : John Amos (Unia comité des retraités), Jean-Michel Erard (Être grands-parents aujourd’hui), Claude-Alain Kleiner (Avivo), Michèle Berger-Wildhaber (anc. conseillère aux États) et Renaud Tripet (Fédération NE des retraités)
L’atelier de Léopold Bourquin, entièrement remis en fonction à Noiraigue

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