Initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! »
Face aux discours alarmistes des opposants, voici les faits.
Explosion démographique : ce n’est pas parce que le Val-de-Travers ne subit pas encore les conséquences que nous devons rester les bras croisés ; notre pays a dépassé les 9 millions d’habitants avec plus de 30 ans d’avance sur les scénarios les plus alarmistes de la Confédération ! Notre territoire de 44’000 km2 n’est pas extensible et les nombreuses restrictions de construction ne permettent pas d’absorber encore quelque 100’000 personnes de plus par an (comme nous le faisons aujourd’hui).
Les accords bilatéraux
La renégociation de ces accords est la toute dernière mesure prévue par l’initiative, si les objectifs de stabilisation de la croissance démographique ne sont pas atteints d’ici à 2050. Or, en cas de oui, avec des mesures pragmatiques comme la limitation du regroupement familial dans l’asile, nous n’aurons techniquement pas besoin de nous y résoudre.
Économie
Le développement de notre économie et le maintien de notre niveau de vie, en tenant compte de l’évolution de la pyramide démographique, reposent en partie sur le travail des immigrés, afin de compenser la baisse des natalités et le vieillissement de la population. Mais une immigration non maîtrisée et non conforme aux besoins de notre pays ne permet pas d’atteindre ces objectifs. Elle détériore notre environnement et aggrave les défis de notre système de sécurité sociale. L’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! » répond à ces préoccupations qui nous concernent tous. Pour cette raison, elle porte à juste titre le nom d’initiative sur la durabilité.
Santé
L’écrasante majorité du personnel soignant étranger est frontalier (donc n’est pas concerné par l’initiative). En outre, sur les quelque 100’000 immigrés qui viennent en Suisse chaque année, moins de 1000 travaillent dans le secteur des soins, alors qu’une immigration de cette ampleur engendre un besoin de quelque 2500 médecins et soignants supplémentaires. C’est le serpent qui se mord la queue. L’immigration actuelle ne corrige pas la pénurie, elle l’aggrave.
Sécurité
Les faits sont là : depuis la libre circulation, la sécurité ne s’est pas améliorée. Pire encore : le nombre de crimes graves n’a jamais été aussi élevé et nos prisons n’ont jamais été aussi pleines (source : OFS). L’écrasante majorité des détenus sont étrangers et la majorité des crimes et délits (plus de 50%) sont commis par des étrangers et des requérants d’asile. L’attentat islamiste de Winterthour, par exemple, commis par un Turc naturalisé, est une violence inouïe sur le territoire suisse.
Rentes AVS
Outre le fait qu’une part très importante des immigrés ne travaille pas (et donc ne cotise pas à l’AVS), ces immigrés, une fois à la retraite, auront aussi besoin d’AVS. Dans cette logique, il faudrait alors encore plus d’immigrés pour payer l’AVS de ces immigrés. C’est une spirale sans fin et ce n’est tout simplement pas viable. Nous n’avons ni la place, ni les infrastructures pour cela.
Lorsque les opposants prétendent de manière simpliste que l’acceptation de cette initiative engendrera le chaos, c’est non seulement faux mais c’est bien le contraire qui nous attend. Ne rien faire aujourd’hui, c’est programmer le chaos de demain !
Une rapide lecture des arguments principaux de l’initiative, liée aux slogans inappropriés des opposants, pourrait faire penser que le texte se dresse contre les étrangers. L’importance de ce sujet mérite de s’y
attarder plus en profondeur que de rester collé aux accroches exprimées de part et d’autre.
En la qualifiant de raciste et en l’accusant de viser l’exclusion et de menacer le marché du travail, les opposants ne font que créer un faux sentiment de peur. L’initiative permet à près de 40’000 personnes d’entrer en Suisse par année, d’y trouver un travail, de s’intégrer dans notre société et de cotiser de manière pérenne aux assurances sociales. Sans compter les frontaliers, qui ne sont pas impactés.
Il n’y aura donc pas de pénuries dramatiques pour l’économie neuchâteloise, comme les milieux de gauche et les milieux économiques veulent le faire croire.
Ne pas agir aujourd’hui, c’est valider le chaos de demain. Le 14 juin, votez oui à l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! »
UDC


Les trois membres du comité de la SAVdT. De gauche à droite : Florian Stirnemann, Marco Ventrici et Liam Menoud, espèrent transmettre leur passion de l’apiculture à la population, le 13 juin prochain.
Concert 2024
Le groupe Oesch’s die Dritten a fait chanter toutes les générations vendredi soir. © Stéph Wenker