Les Bayards
Le Cercle se referme !
Aux Bayards, le restaurant Le Cercle ne repartira pas pour un tour. La dernière tenancière en date, Séverine Petitpierre, aura tenu une année – sans se verser de salaire – avant d’être contrainte de se rendre à l’évidence : il n’y a plus une clientèle suffisante pour faire vivre cet établissement qui avait notamment été tenu durant 40 ans par sa grand-maman Lucia. Les portes se sont d’ores et déjà fermées même si les réservations déjà validées seront honorées jusqu’à la fin du mois de mai.
Le Cercle a donné forme à une longue histoire villageoise débutée en 1852, soit deux ans avant que naisse votre bien-aimé Courrier. Connoté politiquement, le Cercle démocratique radical des Bayards a vu le jour à l’initiative d’un groupe de personnes du village.
Au début, ses assemblées se tenaient dans des locaux loués chez Madame Jeanneret, qui assurait la desserte du Cercle, nous dit l’ouvrage Auberges, bistrots et Cercles d’autrefois de Jacques Kaeslin. Le premier local de cette société se trouvait à l’hôtel de l’Union avant que son propre immeuble soit bâti au village.
Un lien familial fort
avec Le Cercle
Même si les desservants se sont succédé à un rythme soutenu à une certaine époque, la Société du Cercle a prospéré sur le plan financier malgré des séances souvent houleuses où les injures et les bagarres étaient fréquentes. Avec le temps, l’ambiance s’est relativement assagie et certaines personnes lui ont assuré une belle stabilité dans le temps comme Pauline Keller ou encore la Lucia. « De par ma grand-maman, j’ai un lien fort avec ce lieu depuis toute petite », évoque Séverine Petitpierre. « Quand j’étais ado, on sortait souvent là-bas en plus.
Comme j’adore travailler dans la restauration et que je cherchais à reprendre un établissement depuis un moment, je me suis naturellement lancée dans cette aventure il y a un an. » La Vallonnière était remplie d’espoir et de bonne volonté.
Les mentalités ont changé, on va moins au restaurant
Mais cela n’a pas suffi : « Malheureusement, le bilan final n’est pas bon. J’arrivais juste à payer les factures mais je ne me payais aucun salaire. Ce n’était plus viable. Je ne regrette pas pour autant mon choix car il fallait que je tente le coup ! » Pourquoi ne s’est-il pas mué en coup gagnant ? « Je pense qu’il y a deux raisons principales. L’une est d’ordre général : tous les restaurants souffrent. L’autre est corrélée à son emplacement. C’est un petit bistrot de village, loin des grands axes et il faut le connaître pour s’y arrêter. Finalement, il y a aussi les réalités de la vie qui font que les mentalités ont changé. On va moins au restaurant car le pouvoir d’achat a baissé. Je pense que ce que j’ai fait, je l’ai plutôt bien fait mais ça n’a pas été suffisant. » Reste une question en suspens : la boucle est-elle définitivement bouclée pour Le Cercle des Bayards ?
Kevin Vaucher



Quand les élèves ne sont pas d’accord avec le déroulement de l’histoire, ils montent sur scène pour interpréter eux-mêmes brièvement un rôle afin de la changer.
Dans la chambre d’une ado, les élèves suivent, en compagnie d’une des intervenantes, le déroulement d’une conversation, message par message, entre elle et un garçon. Débutée sur le ton du flirt, celle-ci va progressivement dévier vers le harcèlement. 



