Aide suisse à la montagne
Un grand coup de projecteur sur le Vallon
La semaine dernière, quatre collaborateurs de l’Aide suisse à la montagne ont sillonné le Val-de-Travers. Pendant quatre jours, ces derniers sont allés à la rencontre de différents acteurs de la région afin de mettre en valeur son dynamisme et de rappeler la mission de la fondation. Le Courrier du Val-de-Travers hebdo s’est entretenu avec eux en deux reportages.
En ce début de matinée du 17 septembre dernier, la salle de l’hôtel de l’Aigle à Couvet est bien remplie. À une table, quatre « clients » pas tout à fait comme les autres puisqu’il s’agit de membres de l’Aide suisse à la montagne (ASM) présents au Val-de-Travers dans le cadre de la démarche « l’Aide suisse à la montagne en route ». Une initiative qui consiste pour l’équipe rédactionnelle de la fondation, à s’installer dans une région de montagne pour un focus de quatre jours. « Pour cette sixième édition, le temps était venu de venir en Suisse romande », indique Sylvie Kropf, administratrice de projets à l’ASM. Après des régions comme la Haute-Engadine ou le Toggenburg, c’est donc le Val-de-Travers la première région romande à être visitée par les équipes de l’ASM.
Comme l’explique l’administratrice, un élément de ce choix est celui d’une région avec une forte identité propre, ainsi qu’une région où plusieurs actions ont déjà reçu le concours de la fondation. « Mais ici, il y a aussi beaucoup d’histoires à raconter à propos de gens engagés pour développer leur région», poursuit Max Hugelshofer, rédacteur en chef de l’ASM. Son collègue, Lukas Ziegler, responsable communication, ajoute qu’il s’agit, durant quelques jours, de rédiger des reportages ou messages sur les réseaux sociaux, au sujet des projets soutenus ou même non retenus par le passé. « L’hôtel de l’Aigle sera notre ‹ base camp › pour rayonner dans le Val-de-Travers », image-t-il. Un hôtel qui avait d’ailleurs reçu un soutien de l’ASM, il y a quelques années.
Plongée « presque ethnographique »
Mettre en lumière les différents projets retenus par l’ASM et les acteurs d’une région de montagne (ndlr : le Val-de-Travers appartient à la catégorie I sur IV) n’est pas l’unique objectif de la démarche « en route ». « Il s’agit aussi de faire connaître notre fondation, ses buts et qui peut bénéficier d’une aide », détaille Sylvie Kropf, en soulignant que le grand public pense, à défaut, que celle-ci ne s’adresse qu’à l’agriculture. Or, l’administratrice de projets rappelle que toute entité privée peut demander un soutien si cela contribue au dynamisme de la région. « Les domaines peuvent être très variés tant qu’une chaîne de valeurs ou une plus-value régionale est créée », note Alexandra Rozkosny, rédactrice de l’ASM.
Durant leur séjour, les quatre membres de l’ASM ont pu découvrir toute la diversité du Vallon, sous un angle différent chaque jour, le plaisir, la nature, la culture et le mouvement. Ainsi, ils ont testé les multiples activités de loisirs de La Robella, ont joué au kin-ball, sont venus prendre des nouvelles d’anciens bénéficiaires comme l’épicerie coopérative de Buttes, une distillerie à Couvet, la fromagerie du Mont-de-Travers ou Agri Bio Val SA à Fleurier et ont visité le musée Volkswagen de Saint-Sulpice ou Art Môtiers. « On se réjouissait de venir ici », note Max Hugelshofer. Sa collègue Alexandra Rozkosny ajoute que se « plonger » ainsi dans une région possède presque un aspect « ethnographique ».
Le portrait d’une région
Cependant, les reportages effectués se sont aussi intéressés à des acteurs plus importants du Val-de-Travers. Ainsi, Lukas Ziegler a découvert la longue histoire du savoir-faire des vins mousseux Mauler, tandis que Max Hugelshofer s’est penché sur l’excellence horlogère de Kari Voutilainen. « Notre mission est de faire le portrait global d’une région de montagne », relève le rédacteur en chef, en ajoutant que certaines richesses de celle-ci sont parfois méconnues. « Je suis allé au Creux du Van avec un ranger. Je ne suis pas certain que tous les Suisses savent que le site est au Val-de-Travers », précise Lukas Ziegler.
Pour ce magnifique « coup de projecteur » sur le Vallon, les préparatifs ont commencé dès le début de l’année. « Une fois la région choisie, il a fallu trouver les acteurs intéressants, prévoir les reportages, etc. Ce sont des mois de travail pour quatre jours », explique Max Hugelshofer, en indiquant qu’après ce séjour intense du repos sera nécessaire. Ainsi, la décision de venir au Val-de-Travers date de bien avant l’attribution du prix Montagne 2026 à l’entreprise Freelap, sise à Fleurier. « C’est un très heureux hasard », souligne Sylvie Kropf. Un choix d’une société de chronométrage par l’ASM qui est un parfait exemple de la mission de la fondation, selon les quatre collaborateurs.
Gabriel Risold
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