Le marché du P’tit Moulin
Malgré les 5 degrés, Noémie était au four et au moulin !
Samedi 16 mai, il fait… 5 degrés à l’extérieur et on se demande bien pourquoi on irait mettre un pied dehors. Cette réflexion, sans doute que les habitants des Bayards se la sont faite ce jour-là. Mais elle a vite disparu de leurs esprits. Preuve en est : ils étaient malgré tout nombreux à venir soutenir leur petite épicerie de village qui vivait la 3e édition de son marché/vide-greniers. La patronne Noémie Erb a été touchée par ce soutien, elle qui a été au four et au moulin pour que tout se passe bien.
« J’ai eu de la pluie la première fois, un grand soleil l’année dernière et de la neige cette année. J’aurai tout vécu pour cette journée », plaisantait la toujours souriante patronne du P’tit Moulin. Plaque à gâteau dans les mains, Noémie Erb s’active pour déposer les tranches de gâteau au fromage dans les assiettes de ses convives alors que midi approche. Jusque-là, tout ne s’est pas passé comme prévu, loin de là : « Le menu estival jambon salade a été remplacé en dernière minute par du gâteau au fromage et de la soupe aux pois. Ça colle mieux avec le temps », continue-t-elle dans la bonne humeur.
Chalet, télécabine et invité surprise !
Avec le froid et les flocons, une bonne partie des visiteurs se sont réfugiés à l’intérieur pour manger. « Le chalet d’apéro » ainsi que la « télécabine à café » affichaient complet et donnaient un petit air de cabane alpine et d’« après-ski » à cette journée. « C’est le marché de printemps en hiver », s’amusait une dame venue pour faire ses courses. « On est des montagnards, de vrais tout-terrain ici. » Devant la météo, Noémie a laissé le choix à ses exposants de venir ou non et… tous sont venus ! Y compris un ou une invitée surprise : « Une nouvelle recrue est prévue pour septembre », sourit-elle en regardant son ventre. « L’arrivée du bébé est planifiée pour septembre. » Félicitations !
La potion magique de Jean-Marc Montandon
Chose moins réjouissante, le P’tit Moulin a fermé son « self » en raison de vols répétés. Il n’est donc plus possible de refaire ses stocks lorsque le magasin est fermé. Positive, Noémie préfère parler des atouts de son « moulin » qui tourne, malgré tout, grâce notamment à 70 sortes de fromages et une quinzaine de raclettes. Pendant que l’on parle, les festivités se poursuivent à l’extérieur où Jean-Marc Montandon a gagné un garage pour concocter une soupe aux pois dont lui seul a le secret et la recette : « Queues, groins et pieds de cochon, il faut de la bonne cochonnaille pour donner du goût », déballe-t-il en précisant qu’il prend soin de la retirer et de tout émincer avant de servir sa potion magique. « Quand j’ai su que Noémie devait changer de repas, j’ai trouvé normal de venir lui donner un coup de main et je me suis mis aux fourneaux », dit celui qu’on appelle volontiers au village lorsqu’il faut sortir la marmite. Contrairement aux Gaulois, personne n’est heureusement tombé dedans, même pour se réchauffer…
Kevin Vaucher





De gauche à droite : John Amos (Unia comité des retraités), Jean-Michel Erard (Être grands-parents aujourd’hui), Claude-Alain Kleiner (Avivo), Michèle Berger-Wildhaber (anc. conseillère aux États) et Renaud Tripet (Fédération NE des retraités)



